Physiothérapie du vagin

Pour faire suite à mon texte Mon vagin me servait de cockblock, je voulais décrire un peu plus mon expérience à la physio.

Pour vous remettre un peu en contexte; après avoir conclu que quelque chose clochait avec mon vagin, je suis allée consulter un médecin à une clinique. Celui-ci a confirmé mes doutes : je faisais bel et bien du vaginisme. Il m’a donc recommandé un centre de physiothérapie spécialisé en réadaptation du plancher pelvien. Pour ceux qui se questionneraient sur la raison pour laquelle on ne m’a pas référée à un-e gynécologue, c’est simplement que celle.ui-ci n’aurait pas pu m’aider. En effet, les gynécologues ne sont pas spécialistes en réhabilitation; leur profession a des limites.

Me voilà,  à la physio, couchée sur le dos, les pattes en l’air en train d’apprendre à contrôler ma respiration! Avant qu’on en soit venues aux exercices physiques, je me suis assise avec Carole pour discuter de la situation. Suite à quelques plaisanteries et des explications très visuelles sur quel était mon problème, je me sentais entre de bonnes mains! Les exercices qu’elle m’a appris allaient de m’asseoir sur une nouille de piscine, à me masser le bas ventre, ou encore à pratiquer ma respiration et de désensibiliser mon vagin à la pénétration (tampon, dilatateur, doigt). Tous ces exercices avaient un but précis :

  • Nouille de piscine : relâcher la tension de mes muscles pelviens en les étirant et les massant;
  • Masser le bas du ventre : désensibiliser mon corps au toucher dans la région intime et relâcher la tension des muscles du bas du ventre;
  • La respiration : apprendre à respirer adéquatement, car tout le système pelvien est relié à la respiration;
  • Désensibiliser le vagin : le but de toutes mes sessions était de faire comprendre à mon vagin que « ouais, la pénétration, c’est pas un interdit ». En commençant avec mes doigts et allant jusqu’à l’utilisation de dilatateurs, mon corps apprenait à se détendre et à accepter une pénétration amicale.  

À chaque rendez-vous, nous allions un peu plus loin et apprenions à mon corps à se comporter normalement au toucher. Au début, j’avais des rendez-vous chaque semaine. Par la suite, à toutes les trois semaines. Au bout de trois mois, je me sentais confiante et confortable avec mon vagin! Bien sûr, la durée du processus varie selon la personne et le type de vaginisme, mais étant jeune et peu expérimentée avec mon vagin, il était plus facile de le rééduquer.

J’ai fini mon été en me sentant belle et en harmonie avec mon corps! J’étais si soulagée et j’appréciais déjà les bénéfices de mes sessions et de mes efforts. Ce fut une expérience valorisante et ô combien satisfaisante!

J’ai pratiqué mes exercices pendant 6 mois. Une fois satisfaite avec les résultats de mes sessions, je n’ai pas senti le besoin de continuer mes visites chez la physiothépeute. Depuis ma dernière séance, un an s’est écoulé. Après tout ce temps, mon vagin est encore accueillant à la pénétration. Comme quoi, c’est tout comme le vélo, tu l’apprends une fois et ça te suit toute ta vie. Mon corps n’est désormais plus stressé au toucher et je peux contrôler mon vagin comme jamais je ne l’aurais cru possible!

À chacun-e son confort,
Princesse Chihiro

Princesse Chihiro, jeune femme d’affaire en devenir, métamorphosée en féministe vorace, elle parcourt le monde à la recherche de remèdes sociétaux

Pour lire le dernier article de Princesse Chihiro – Pourquoi les filles vont à la salle de bain en groupe – c’est ici!

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