Le futon

On est là, assis, tous les deux, sur le futon dans son sous-sol. On pourrait presque dire que c’est sa chambre, puisqu’il y a un lit et qu’il est pratiquement le seul à y aller. Mais… Il n’y a pas de porte pour cloisonner la pièce, de sorte que n’importe qui peut descendre à tout moment et voir ledit futon, puisqu’il fait face à la cage d’escalier. Facque on est là, assis un à côté de l’autre, pis il y a comme une tension sexuelle qui flotte dans l’air… Je me retourne vers lui et je l’embrasse, doucement d’abord, puis nos lèvres s’attirent et s’éloignent avec une intensité qui ne cesse d’augmenter. Je décide soudainement de l’enjamber et de me mettre à califourchon par-dessus lui. Wow. Je le sens immédiatement. Il est dur contre moi, tellement bandé et fuck que ça me turn on. D’un seul coup, ses mains, bien fermes, sont sur mes fesses. Mmmmh. Il s’applique à me faire bouger sur lui de sorte que nos corps soient continuellement en train de se frotter l’un contre l’autre. Je soupire d’excitation. Je sais qu’il n’en peut plus lui non plus. Sa respiration se fait de plus en plus forte, de plus en plus saccadée. Il finit par défaire sa fermeture éclair et, en deux temps trois mouvements, il se masturbe devant moi, pendant que je le chevauche. Et puis soudainement je me rappelle : il faut absolument que je passe un coup de fil! Je me lève d’un bloc, cours à l’autre bout de la pièce et vais chercher mon cellulaire.


« Mais… Qu’est-ce que tu fais? »


« Je téléphone » que je lui répond en venant me planter à genoux devant lui. Je compose le numéro, puis je le regarde, avec beaucoup d’attention, se toucher. J’adore voir sa main se refermer sur son pénis, bouger de haut en bas et de plus en plus vite. J’aime constater son agilité et m’imaginer qu’il a répété ce geste des milliers de fois auparavant. Alors que je discute avec mon interlocutrice, il me prend la main et nous le masturbons ensemble. Je le regarde droit dans les yeux. Il finit par laisser tomber ma main. Je le branle du mieux que je peux, en faisant la conversation au téléphone et en ne le lâchant surtout pas du regard. Alors que j’écoute ce que la personne me dit au bout du fil, je lui lèche lentement le pénis, de la base vers le gland tout en soutenant son regard. Puis, je continue à faire des mouvements de va-et-vient avec ma main, je m’amuse de le voir perdre la tête peu à peu, alors que je suis à genoux devant lui, et surtout, toujours au téléphone. Quand je finis par raccrocher, il n’en peut plus. Je continue de le lécher avec encore plus de lenteur, question de le faire se languir encore plus. Quand il est bien lubrifié, je le mets entièrement dans ma bouche. Il gémit. Je le suce, tout en laissant ma langue le parcourir de haut en bas.


« Mmmmh c’est tellement bon » qu’il me chuchote, tout essoufflé.
« T’aimes ça hein? »
« Oui…»


Je le baise avec ma bouche de plus belle. Je lui empoigne le pénis à la base et je le branle et le suce en même temps. Sa respiration se fait de plus en plus irrégulière et moi je suis de plus en plus mouillée, à force de le voir excité comme ça. Je finis par le libérer de l’emprise de ma bouche. Il se met immédiatement à se masturber à une vitesse folle, à quelques centimètres seulement de mon visage. Je l’embrasse à l’intérieur des cuisses, je peux sentir ses muscles se crisper, je peux sentir que tout son corps est tendu et n’attend que l’orgasme.


« Lèche mes couilles… » qu’il me lance en quasi-supplication.


J’exhausse son désir. Je le lèche jusqu’à ce que je l’entende gémir et soupirer, puis que je sente doucement couler sur ma joue un tout petit peu de son sperme…

Qui l’aurait cru? Faire une fellation et se sentir empowered! Certainement pas moi! C’est tout de même fascinant comment on perçoit cette forme de sexe oral comme une soumission de la femme à l’homme. Et pourtant, j’avais bien plus l’impression que c’était l’opposé qui se produisait. Même si j’étais, moi, physiquement à genoux, c’était lui qui était réellement à mes pieds. Après tout, sentir que l’autre brûle de désir pour nous, ce n’est pas du tout désagréable…

Simone


D’aussi loin qu’elle se souvienne, Simone éprouvait de la culpabilité lorsqu’elle ressentait du désir. Aujourd’hui beaucoup plus à l’aise avec sa sexualité et sa libido, Simone poursuit sa quête vers une pleine acceptation de soi en vous partageant ses plus grands fantasmes, ses meilleures expériences ou peut-être un peu des deux.  

Pour lire le dernier article de Simone Bouffée de chaleur – c’est ici!

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